• La lettre Vacances Ouvertes n°9 : mai-jun 2001 •
A la une !
Et si on parlait de l’évaluation ?
Temps de préparation avec les participants, recherche de financeurs, organisation pratique du séjourx Un projet de départ en vacances est toujours un " gros " dossier, mais il restera incomplet s’il n’est pas question, dès son lancement, de la phase d’évaluation. Comme vous avez pu le constater, un projet est un processus de transformation qui produit des effets, sur les participants, leur environnement, la structure organisatrice et même les financeurs. Ces effets, il est essentiel de savoir les repérer, les analyser et les exploiter, notamment avec les principaux intéressés : les personnes parties en vacances. Il est ainsi tout aussi important de définir les objectifs du projet que de recenser ces " petits " évènements qui jalonnent le déroulé du projet : prise de parole déroutante d’un participant lors d’une réunion, moments de tension, peurs dépassées x Ils finiront par trouver leur explication. Ce travail d’évaluation, qui doit se faire avec les familles et les jeunes, va donner du sens à l’ensemble de l’action en mettant en mots ce qui s’est produit avant, pendant et après le séjour. Si les conclusions de l’évaluation finalisent un projet, elles sont aussi fort utiles pour rectifier le tir en cas d’échec par rapport aux objectifs fixés ou encore pour convaincre de l’utilité de ce projet à l’extérieur de la structure, face aux financeurs par exemple. Pas toujours évident d’évaluer ce qui est parfois impalpable ? L’équipe de Vacances Ouvertes est là pour vous aider à repérer ces indicateurs.
Vie du réseau
Un bon relationnel, ça aide !
On a l’habitude de dire que " la première impression est la bonne ", mais elle aussix tenace !
D’où l’importance de préparer avec l'hébergeur l’arrivée des familles dans la structure de vacances. Des accompagnateurs nous ont confié leur “petits trucs”, pas si anecdotiques que ça. Dans ces deux exemples, les porteurs de projet ont voulu éviter une arrivée massive du groupe et ont permis une personnalisation de l'accueil.
- Nandssour Tadjeur, du centre social du Châtelet à Rouen (76), a demandé au chauffeur du car de ne pas entrer dans l'enceinte du village de vacances mais de se garer sur le parking afin que les membres du groupe puissent se présenter individuellement à la réception.
- German Wandji, du Centre Social du Temple à Valenciennes (59), a eu la possibilité de faire arriver son groupe petit à petit, afin, toujours d'éviter un afflux massif.
Comme l'arrivée, un départ sans accrochage c'est l'assurance de laisser une bonne image du groupe et de préparer le terrain pour les prochaines vacances.
Les accompagnateurs du comité d'animation et promotion de la Collinière à St Amand les Eaux (59) ont ainsi proposé à leur hébergeur de réaliser eux-mêmes une pré-inspection des logements avant le départ. C'est seulement après cette visite que le directeur est venu faire l'état des lieux.
De telles relations de confiance, tissées avant et durant le séjour, sont confortables pour le groupe, ses accompagnateurs et l'hébergeur. Elles peuvent même sauver la mise en cas d'incident. Ainsi, les vacanciers de St Amand les Eaux avaient prévu de passer une journée dans une ferme-pédagogique de la région. Quand le groupe apprend que le propriétaire
de la ferme ne souhaite plus les recevoir, le directeur de l'établissement leur propose alors ses services pour les aider à réserver auprès d'un autre site.
Contact SARH de VO, Nicolas Randy
Côté jeunes
Association Alvéole
Un contact à faire circuler auprès des jeunes de la région Lorraine : celui de l’association Alvéole, Association Lorraine de Vacances Et d’Organisation de Loisirs en Europe (voir Express). Fondée en 1990 sur l’initiative d’anciens directeurs de centre de vacances, autosubventionnée, Alvéole soutient financièrement des projets de vacances (individuels ou en groupe), propose un centre de documentation touristique et du prêt de matériel de camping, mais aussi conseille les jeunes pour les aider à concrétiser leur projet dans les meilleures conditions. Pour l’été 2000, Alvéole a ainsi renseigné environ 500 jeunes et délivré une vingtaine de bourses.
Contact : Alvéole - 22, rue des 4 Eglises - 54 000 - NANCY
Tél : 03 83 32 52 18
Infos Bourses
Référence en matière d’orientation professionnelle, le Centre d’Information et de Documentation Jeunesse renseigne sur tous les aspects de la vie. Le CIDJ présente ainsi dans son Kit " Jeunes-Initiatives ", classeur n°9, l’ensemble des bourses conçues pour aider les jeunes à réaliser leurs projets (art, culture, scolaritéx et voyages). Ce kit est consultable au CIDJ, dans ses antennes régionales, les CRIJ, et parfois dans les bibliothèques municipales.
Contact : CIDJ, 101, quai Branly, 75015 Paris.
Minitel : 3615 CIDJ (1,29 /mn).
Service téléphone Info Jeunes : 01 44 49 29 30.
www.cidj.asso.fr
Conférence-débat : " Pourquoi l’adolescence dérange-t-elle ? ".
Le comportement des adolescents est souvent indéchiffrable, voire perturbateur pour le fonctionnement des structures qui les accueillent. Pour apprendre à mieux appréhender cette " zone de turbulence ", VO propose une journée d’échanges sur les thèmes suivants : " La fonction du conflit à l’adolescence ", " La fonction interrogatrice à l’adolescence ", " Peut-on exiger d’un adolescent qu’il sache anticiper ? " et " Le rapport à la règle et la recherche des limites ", en compagnie d’Anne Savarit, psychologue clinicienne.
Renseignements au 01 53 00 92 92.
Tarifs : adhérents : 150 francs, non adhérents 300 francs.
Côté Familles
Appel à projets " familles " : premier bilan
S’il est encore trop tôt pour faire des comparaisons entre l’appel à projet 2000 et celui en cours (l’ensemble des données statistiques sera disponible à partir du mois de novembre), on peut tout de même noter que le nombre de projets adressés à VO est stable soit : 184 projets reçus, dont 8 " hors critères ", 13 " hors délais ", 4 " annulés " et 2 transmis pour information. En conclusion, 157 projets sont recevables et la moitié de ces projets ont déjà été instruits par l’équipe de Vacances Ouvertes (chiffres arrêtés au 18/04/2001). Seconde information, la demande de financement est en moyenne de 10 000 francs, contre 11 000 francs l’an dernier. Et, comme tous les ans, un tiers des structures qui nous sollicitent sont originaires de la région Nord-Pas-de-Calais.





