vacances ouvertes
A LA CROISEE DU TOURISME ET DU SOCIAL   

 • La lettre Vacances Ouvertes n°8 : mar-apr 2001 •

A la une !

VO ouvre ses ateliers aux familles

Les futurs vacanciers ont-ils toujours la possibilité de s’impliquer, au moment où ils le souhaitent, dans le montage d’un projet de départ ? Quelle place leur est laissée dans la phase de préparation, même s’ils n’expriment pas ouvertement leur désir de participer ?
En schématisant, un " projet " vacances c’est, d’un côté, des familles, à l’initiative ou non du projet, et, de l’autre, des professionnels de l’animation ou du travail social. La place des futurs vacanciers dans le montage de l’action est très variable d’un projet à l’autre. Elle va du statut, que l’on peut qualifier de passif, de bénéficiaire d’une prestation à un rôle d’acteur impliqué dans un projet monté sur mesure par et pour eux.
A Vacances Ouvertes, la question de la participation des familles est régulièrement débattue, notamment à l’occasion des ateliers, quand des monteurs de projets déplorent l’absence des futurs vacanciers impliqués dans le projet avec le sentiment qu’il " aurait été bien de connaître leur avis " . Nous avons aussi remarqué que lorsque des familles sont présentes, leur intervention est souvent perçue comme positive, car elle fait prendre conscience d’autres préoccupations.
Ces expériences nous permettent d’affirmer que les familles ont leur place au sein des ateliers au même titre que les porteurs de projets. Ce travail en commun rapproche professionnels salariés et vacanciers, permet de dépasser le rapport d’institution à institué et de passer d’une logique de prestation à une logique de projet. Porteurs de projets, il est encore temps de proposer aux futurs vacanciers impliqués dans la préparation de leur départ et volontaires pour échanger sur leurs pratiques de venir se joindre aux ateliers que nous allons organiser.

Vie du réseau

Epargner avec les banques

Une banque partenaire d’un projet de vacances ? C’est possible, et cette collaboration peut même s’avérer fructueuse. Un organisme bancaire peut en effet intervenir à deux niveaux bien distincts : permettre aux familles de bloquer de l’argent grâce à un contrat d’épargne ; obtenir une bonification de cette épargne par l’allocation d’une " enveloppe sociale " ou la rémunération de ce compte.
A la Boutique Vacances Loisirs de Reims, Sonia Hochard expérimente ce système depuis 1999. " Le plus gros souci pour les familles, c’est d’arriver à épargner " rappelle cette conseillère en vacances-loisirs. La structure a ouvert à son nom un compte sur lequel les familles viennent déposer leurs économies. La banque, séduite par la politique vacances de la Boutique Vacances Loisirs, s’est engagée de son côté à verser une bonification qui se concrétisera par une enveloppe maximale de 200 francs par personne sous forme de chèques-vacances. Et cette collaboration ne devrait pas en rester là : Sonia Hochard envisage de solliciter la banque pour organiser des séances d’information sur la gestion d’un budget ou encore sur l’Euro. A Roubaix, le centre social Flers-Sart, en association avec la CAF de Roubaix, a trouvé un soutien auprès du Crédit municipal de Roubaix, un établissement public qui exerce une activité bancaire à vocation sociale. La durée de l’épargne est fixée à 5 mois minimum et 24 maximum, le compte est rémunéré au taux de 2,25 % et au terme de l’épargne, le pécule est bonifié par la CAF.
En donnant un cadre institutionnel à l’épargne, ces expériences permettent aux familles de mettre plus de chance de leur côté de concrétiser leur projet de départ

Côté jeunes

Appel à projets jeunes 2001

Pour la seconde année consécutive, VO lance une campagne d’aide aux projets de départ autonome des jeunes. Rappelons que l’an dernier l’association a subventionné 14 dispositifs, qui ont permis à 928 jeunes de partir en vacances. Cette année, VO fait le choix de soutenir tout particulièrement des dispositifs construits autour d’axes innovants et de partis pris forts, notamment sur les points suivants : choix des publics ciblés, accompagnement des jeunes dans la préparation de leurs vacances, critères et modalités de sélection de jeunes, nature de l’aide apportée, nature des contreparties demandées, responsabilisation des jeunes sur leur lieu de séjour, suivi des jeunes à leur retour et articulation du dispositif et de la politique jeunesse de la structure. Le soutien apporté par VO peut se traduire par une aide financière (avec un maximum de 30 000 francs), un temps de rencontre entre professionnels afin d’échanger sur les pratiques, la formation des animateurs à la problématique des vacances autonomes des jeunes ou encore un soutien dans la cohérence du travail d’équipe sur les questions du départ autonome.

A noter : Les dossiers de candidature sont à retourner avant le vendredi 6 avril 2001.

Côté Familles

Trouver un hébergement avec BSV et Tandem

Le Service d'Aide à la Recherche d'Hébergements de VO a reconduit son partenariat avec les deux dispositifs suivants, qui offrent des tarifs préférentiels pour des séjours familiaux, plutôt dans le cadre de départs individuels :
> Bourse Solidarité Vacances (BSV) propose toute l'année des séjours à prix très réduits (hébergements, parcs d’attractionsx), collectés auprès de divers prestataires touristiques. Pour en bénéficier, il vous faudra conventionner directement auprès de BSV. Vous serez alors destinataire de l’ensemble des offres émanant de ce dispositif. Attention néanmoins : le dispositif ne prévoit pas la possibilité pour le travailleur social ou les familles d’entrer directement en contact avec l’hébergeur.
Contact : Bourse Solidarité Vacances,
Immeuble Le Chanzy - 18, Avenue Winston Churchill - 94227 Charenton Cedex
tél : 01 41 79 15 81
> L’Union des Comités d’Entreprise pour les Vacances (UNCOVAC) propose cette année encore l’opération Tandem. Cette offre d’hébergements collectés auprès de comités d’entreprise et d’associations de tourisme s’adresse aux travailleurs sociaux qui organisent des départs

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