• La lettre Vacances Ouvertes n°11 : sep-oct 2001 •
A la Une
UNAT et syndicats unis par une déclaration commune
Après dix-huit mois de discussion, l’Union nationale des associations de tourisme et de plein air (UNAT) et les confédérations syndicales -la CFDT, la CGC, la CFTC, la CGT et la CGT-FO, ont signé, le 28 juin 2001, une Déclaration commune afin de " réaffirmer leur attachement au maintien et au développement d’une politique de départ en vacances pour tous, dans un souci de mixité sociale dont le tourisme social et associatif est le principal porteur ". " Il s’agira de défendre et d’élaborer des positions si possibles communes sur le sujet du départ en vacances, en ayant toujours pour objectif de faire partir le plus de monde ", explique Jean-Marc Mignon, le délégué général de L’UNAT. Les signataires comptent ainsi se mobiliser auprès des caisses d’allocations familiales pour " un rééquilibrage des aides à la personne ", pour le soutien des " aides à la pierre " (rénovation du patrimoine) ou encore pour " un meilleur étalement des vacances ". La déclaration a également un " aspect pratique ", ajoute le délégué général de L’UNAT, qui est de " parvenir à resserrer les liens entre les associations et les CE, à travailler davantage ensemble ". Par ailleurs, l’UNAT a proposé de mettre " à la disposition des signataires et à travers eux les comités d’entreprise les outils dont elle dispose et son expertise en matière de vacances ", soit son centre de ressources. Les signataires travaillent actuellement à mettre en place une méthodologie d’action commune.
Vie du réseau
La CAF de Haute-Loire opte pour les chèques-vacances
Afin d’améliorer le dispositif d'aide aux vacances familiales et compte tenu de la faible utilisation des bons vacances, la CAF de Haute-Loire a décidé de les remplacer par les chèques-vacances. Outre le fait qu’ils n’ont pas la connotation " sociale " des bons vacances, les chèques-vacances sont valables 2 ans, sur le lieu de vacances comme pour des sorties le week-end, ce qui étend leur utilisation aux loisirs de proximité. Le nombre des prestataires qui les acceptent est par ailleurs très important. Les familles allocataires qui ont des enfants entre 3 et 16 ans et qui disposent d'un quotient familial inférieur à 2 500 F peuvent solliciter l'attribution pour chacun de leur enfant d'un lot de 10 chèques-vacances d'une valeur totale de 656 F. La CAF prend en charge 60 à 90 % de leur coût et la part restant à la charge des bénéficiaires est prélevée sur les prestations selon un échéancier établi avec la famille, ce qui revient à mettre en place un système d’épargne proche de celui auxquels les salariés ont accès. Ce dispositif a déjà été plébiscité par 50 % des familles concernées (2 038 familles). Le coût de cette action est estimé à 950 KF, soit le double du budget 2000, mais " avec un rapport utilité sociale de l'aide sur coût de gestion beaucoup plus favorable ", selon Christophe Bonnefois, responsable du service d’Action Sociale. L'évaluation de cette expérience, prévue en collaboration avec l'ANCV, permettra d’apprécier la pertinence de cette nouvelle utilisation des chèques-vacances.
Côté jeunes
Création d’un Observatoire des vacances
La Jeunesse au Plein Air (JPA), l’Union Française des Centres de Vacances (UFCV) et l’UNAT se sont associées pour créer l’Observatoire des Vacances et des Loisirs des enfants et des jeunes afin de disposer d’un " outil de suivi et d’analyse " de ce secteur. L’observatoire a pour mission de conduire des études et des enquêtes, de mettre en place des dispositifs permanents d’observation et ensuite de diffuser les résultats de ses recherches. Son équipe travaille actuellement sur quatre sujets : une enquête sur les aides au départ en centres de vacances sous la forme d’un questionnaire adressé aux familles de quatre départements, une étude sur les contrats éducatifs locaux, une enquête sur l’animation volontaire qui s’appuie sur les témoignages de jeunes ayant passé le BAFA, et, en collaboration avec le Conseil national du tourisme, une enquête menée dans quinze départements qui vise à identifier l’ensemble des organisateurs de séjours afin de constituer un panel qui sera par la suite régulièrement interrogé sur les tendances d’offres de séjour. Les premiers bilans de ces travaux sont attendus pour la fin de l’année.
UCPA : les Espaces sportifs mobiles
Dans le cadre de sa politique d’action locale menée en collaboration avec les collectivités territoriales, l’UCPA, association loi 1901, anime depuis une dizaine d’années les " Espaces sportifs mobiles ". Ces infrastructures, composées d’un moniteur diplômé pour l’activité pratiquée et du matériel sportif adapté (et d’une remorque, la mobilité étant la clef de voûte de ce système), permettent aux jeunes de découvrir une activité sportive de plein air (poney, roller, voile, VTT, parachutismex), sur leur lieu d’habitation, à la ville comme à la campagne. Le dernier de ces espaces de loisirs a ainsi été inauguré en juin dernier en Seine-Saint-Denis (93) et est passé cet été par La Courneuve et Bondy. Mais des jeunes en vacances dans un camping du bassin d’Arcachon ont aussi pu profiter des activités d’un ESM, cette fois-ci dans le cadre d’un Pajecot. Chaque ESM accueille simultanément une dizaine de jeunes, de la tranche d’âge 13-16 ans, qui lui sont adressés par la commune, pour une durée moyenne d’une semaine. Au cours de l’été 2000, environ 10 000 jeunes d’Ile-de-France ont eu l’occasion de fréquenter un ESM. Bases de loisirs le temps d’un été, les ESM visent aussi à mettre en place une action sur la durée, par exemple en motivant les jeunes bénéficiaires à intégrer un club sportif de proximité ou en incitant les communes à investir dans un équipement sportif permanent. À travers ses ESM, l’UCPA souhaite permettre aux collectivités de " favoriser l’intégration sociale et permettre aux plus motivés l’accès à une formation aux métiers de l’animation sportive ". Pour les étés à venir, l’association projette d’étendre son offre de loisirs et de partenariat avec les villes de l’Est de la France.
Côté Familles
Et les vacances ?
Le 11 juin dernier s’ouvrait la quatrième Conférence de la famille qui regroupe autour des ministères intéressés l’ensemble des associations du mouvement familial (UNAF), les organismes de protection sociale, les partenaires sociaux, les élus et les représentants de collectivités territoriales. A cette occasion, le gouvernement présentait les grandes orientations de sa politique familiale. Au cxur des préoccupations cette année : la parité parentale, l’accueil des jeunes enfants, l’autonomie des jeunes adultes et l’aide aux familles en situation de précarité (accès aux droits, aides au logement, lutte contre le surendettementx). Un programme certes mobilisateur, dans le droit axe de la " politique familiale solidaire ", mais qui ne fait pas état du droit à l’accès pour tous aux loisirs et aux vacances. Peut-être l’année prochaine ?
De l’importance de la préparation collective
Pour répondre aux questions que vous nous posez sur les critères de sélection auxquels nous sommes attachés dans le cadre des appels à projets de départs en vacances, nous allons, au cours des prochaines lettres, expliciter le pourquoi de ces critères afin de mieux en comprendre les enjeux.
Parmi ces critères, celui de la préparation collective est certainement le plus emblématique. Tout d’abord pour des raisons pratiques et pédagogiques. La préparation collective d’un départ en vacances permet, entre autres bénéfices, de nouer des contacts, de mettre en place une mutualisation de moyens (garde d'enfants, prêt de matérielx), de gagner en convivialité ou encore de lutter contre la peur du départ. Mais la préparation collective a également des raisons politiques. En formant un groupe, en donnant la parole aux futurs vacanciers, en les rendant acteurs de leur projet, elle leur permet d’exprimer leurs compétences et de sortir le projet vacances du "traitement social", c'est-à-dire de la relation trop souvent unilatérale d'agent social à public bénéficiaire.
Repéré pour vous
A visiter si vous êtes dans les environs de Créteil (94) les 21, 22 et 23 septembre, la troisième édition du " Festival international de la Ville ", en collaboration avec le ministère délégué à la Ville. Cette année, le thème est : " Le temps des villes ", avec la présence de nombreuses associations, des animations et des débats (travail de mémoire, réduction du temps de travailx). Plus d’informations sur le : www.festiville.org
Express
Bloc-notes
Le concours photos est lancé...Envoyez-nous le bulletin de participation avant la fin du mois d’août et les albums au plus tard début octobre. N’hésitez pas à nous contacter au 01 56 03 92 92 pour toute information.
Nouveau dossier sur le site VO : “Le lexique du tourisme”





